actualité politique nationale et internationale



Jean-Louis Bianco, animateur national de la Motion E, répond à 5 questions récurrentes


1. Que vous inspire la crise financière actuelle ?

Ce qui se passe montre où conduit la spéculation financière, la recherche effrénée du profit à court terme et l'absence de toute régulation sérieuse.
Les racines du mal sont profondes et durables. La finance de marché a contourné les normes Bâle II (qui imposent aux banques de détenir un dollar de capital environ pour 12 dollars de crédit) et permis à ses acteurs d'accorder 32 dollars de crédit pour un dollar de capital. Par le biais de la titrisation, les banques ont pu revendre leurs créances et prêter toujours plus, au mépris de toute prudence élémentaire, en refusant de voir que le taux d'endettement des ménages américains atteignait des niveaux insoutenables. Quant aux grands fonds spéculatifs, ils n'ont jamais été assujettis à la moindre règle et ce, d'autant moins qu'ils ont souvent leur siège dans des paradis fiscaux.
Cette crise est une preuve de l'échec de la régulation de la finance par elle même. Un monde où les transactions réelles, celles qui concernent les biens et services, ne représentent que 2,7% des transactions monétaires de la planète est un monde de fou.
Aujourd'hui, nous devons donc avoir le courage politique de changer un système financier perverti. Comme l'a rappelé à de nombreuses reprises Ségolène Royal, rien ne serait pire que de simplement colmater les brèches et consolider ce système.
À travers la motion E, nous affirmons qu'un autre monde est possible, un ordre financier, économique, écologique et social juste et efficace. La mondialisation n'est pas forcément porteuse de toujours plus de malheurs, elle peut et doit provoquer un progrès de civilisation. C'est la volonté politique qui arbitrera cette alternative car les propositions existent, notamment au niveau européen. Un certain nombre sont présentes dans notre texte.

2. Quel rôle pour le futur premier secrétaire ?

Le ou la futur(e) Premier(e) secrétaire devra faire des propositions fortes, précises, crédibles sur un nouvel ordre mondial et répondant aux problèmes quotidiens des Français. Il s'agira de porter une opposition très claire face au pouvoir actuel qui défait l'impartialité de l'État sur tous les terrains. En parallèle, il ou elle devra faire de notre formation politique un parti de masse, profondément renouvelé, ouvert et en phase avec la société.

3. Quel fonctionnement pour le PS demain?

La force du PS tient à sa capacité à s'ouvrir en permanence sur l'extérieur. Il nous faut donc de nouvelles formes de militantisme, et des conventions thématiques dans chaque région ou département. Notre formation devra être plus à l'écoute des territoires, des militants, des élus locaux. Les élections locales ont prouvé que les Français faisaient majoritairement confiance aux élus socialistes. Nous devons donc donner plus de poids aux intelligences territoriales mais également reprendre notre place sur le terrain, dans les mouvements sociaux, et travailler largement avec les milieux universitaires, économiques, associatifs, syndicaux et avec l'ensemble des citoyens. Enfin, le Parti devra être en capacité de rassembler sur des bases claires et être audible. Cela passe par une opposition conforme aux valeurs fondamentales des socialistes, avec un projet crédible et ambitieux, et avec des réponses concrètes données aux Français. Il faut défendre une volonté radicale de transformation sociale.

4. Quelles relations envisager avec le MoDem ?

Notre motion est parfaitement claire, d'abord un parti de masse, et la stratégie d'Épinay. Elle consiste d'abord à rassembler la gauche, toute la gauche. Nous n'avons donc pas de divergence avec les autres motions sur ce point. Mais arrêtons l'hypocrisie : dans toutes les motions, il y a des élus qui ont fait alliance avec le MoDem. Nous savons tous que le PS ne peut pas toujours l'emporter seul. Ainsi, nous voulons être cohérents entre nos idées et nos actes. Après avoir rassemblé la gauche, nous devrons discuter avec l'extrême gauche qui devra alors se positionner clairement sur ses motivations. De la même manière, nous devrons discuter avec tous les démocrates (dont les candidats du MoDem) sur la base de notre projet et autour de nos propositions.


5. Citez trois propositions concrètes de votre motion.

La crise que nous connaissons est multiple, nos réponses doivent donc répondre à plusieurs problématiques liées entre elles.
Pour être très concret, je pense important d'évoquer le problème du rapport entre le travail et le capital. La crise du travail en France est bien présente. Par rapport aux autres pays européens, les salariés français sont moins satisfaits de leur situation. Sur ce point, nous proposons de réformer la composition des conseils d'administration des entreprises avec une représentation des salariés à hauteur de 30%.
L'actualité illustre aussi la nécessité pour notre économie de permettre la création d'emplois durables, la soutenabilité de nos comptes publics, la préservation de notre modèle social et la compétitivité de nos entreprises. Proposition très concrète là encore, la conditionnalité des aides qui doivent être subordonnées à la prise de risque, à la création d'emplois non précaires, à la non délocalisation.
Enfin, pour faire d'urgence l'excellence environnementale, nous souhaitons créer un fonds "après pétrole" (notamment en taxant l'industrie pétrolière) avec deux objectifs : subventionner les installations en énergie renouvelable et financer les transports alternatifs propres. Ces trois propositions ne sont présentes que dans notre texte."

Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /2008 10:04
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Argenteuil

 

Répulsif anti-SDF: Rama Yade crée la polémique

LEXPRESS.fr

Interrogée mardi sur l’utilisation l’été dernier par le maire Argenteuil d’un répulsif chimique sur les SDF, la secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a justifié qu'"il faut tout tenter dans une ville". Tenus lors d’un meeting de soutien du maire UMP sortant Georges Mothron, ces propos ont suscité de vives réactions dans l'opposition.

 
Mardi soir, Rama Yade est venue soutenir devant près de 300 personnes Georges Mothron, maire sortant UMP d’Argenteuil dans le Val d’Oise. L'élu avait déjà  reçu les encouragements des membres du gouvernement Xavier Darcos, le 6 février et François Fillon le 11.
La secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme a défendu dans un discours de 30 minutes les mesures prises durant la mandature du maire. Interrogée par les journalistes de VOTV, une chaîne télévisée du Val-d'Oise, au sujet de l’utilisation controversée l’été dernier d’un répulsif malodorant contre les SDF, Rama Yade a affirmé qu'"il faut tout tenter dans une ville ". "Il faut essayer des choses. Un maire ne fait pas ce qu'il veut, il répond aux préoccupations des gens", a-t-elle justifié. Les propos de la secrétaire d'Etat ont été diffusés par vidéo sur le site Internet VoNews.

 


Rama Yade sur le Malodore à Argenteuil

A la veille de sa venue, Philippe Doucet, conseiller général d’Argenteuil et tête de liste socialiste aux municipales, avait déclaré vouloir profiter de la visite de la secrétaire d’Etat pour revenir sur cette mesure prise par le maire sortant. L'affaire du Malodore avait provoqué un tollé en août dernier: Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté, Christine Boutin, la ministre déléguée au Logement , ainsi que de nombreux responsables politiques de l'opposition avaient alors dénoncé cette pratique.

Lundi, Philippe Doucet espérait encore "qu'en tant que Secrétaire d'Etat aux Affaires Etrangères chargée des Droits de l'Homme, Rama Yade profitera de sa visite pour expliquer à Georges Mothron, Philippe Métezeau (1er adjoint au maire) et à la droite locale que les hommes ne se traitent pas comme des rats, avec des produits toxiques".

Des déclarations jugées "inappropriées"
Ce nouveau dérapage de Rama Yade a suscité de vives réactions de la part des membres de l’opposition. Mouloud Bousselat, secrétaire du PCF Argenteuil et conseiller municipal inscrit sur la liste PS de Doucet, a cosigné avec le militant écologiste Valentin Teixera un communiqué dénonçant cette intervention. "En tant que militants attachés notamment au respect des Droits de l'homme, nous condamnons avec fermeté ces propos ministériels inadmissibles", écrivent-ils. Ils précisent que "le Préfet du Val-d'Oise a été officiellement saisi à plusieurs reprises sur un certain nombre d'éléments techniques relatifs au Malodore, parmi lesquels sa composition chimique, sa toxicité et les préconisations d'usage relatives à ce produit fort singulier".

Les deux hommes rappellent les déclarations des membres de la majorité concernant cette affaire. Il relayent les propos de Christine Boutin qui affirmait que "le principe même de l'utilisation de produits de ce type constitue […] une atteinte à la dignité de la personne humaine parfaitement inacceptable" et de Martin Hirsch, qui considérait "dégradant d’utiliser ce type de produit contre des personnes". Sur son blog militant Valentin Teixeira dénonce la "banalisation" de cette mesure et se dit "scandalisé par les déclarations inappropriées et fâcheuses" de Rama Yade.
Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /2008 16:01
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Cantonales : les députés modifient la procédure électorale
LEMONDE.FR | 05.02.08 | 18h52  •  Mis à jour le 05.02.08 | 18h59


cinq semaines des élections cantonales des 9 et 16 mars, les députés ont adopté, mardi 5 février, une proposition de loi UMP visant à "faciliter l'égal accès des femmes et des hommes au mandat de conseiller général". Les députés socialistes ont voté contre, les Verts et les communistes se sont abstenus, l'UMP et le Nouveau Centre ont voté pour.

  La loi du 31 janvier 2007 oblige déjà tout candidat aux cantonales à se présenter avec un suppléant de l'autre sexe. Elle prévoit que le suppléant devienne conseiller général si le titulaire meurt ou s'il cumule plus de deux mandats locaux, ou deux mandats locaux et un mandat de député européen. Ce système évite une élection partielle et permet aux femmes, souvent suppléantes, d'entrer plus nombreuses dans les conseils généraux, où elles ne représentent pour l'instant que 9,3 % des élus."INTENTION MALSAINE"

Le texte voté mardi, présenté par le président UMP de la commission des lois, Jean-Luc Warsmann, prévoit d'étendre ce système : un député ou sénateur également détenteur d'un mandat local (sauf celui de conseiller municipal d'une commune de moins de 3 500 habitants), s'il est élu conseiller général, pourra démissionner de ce dernier mandat et être remplacé par son suppléant. "Ainsi, la parité progressera dans les conseils généraux et le nombre d'élections partielles qui suit directement un renouvellement général sera limité", explique M. Warsmann dans son exposé des motifs.

Le groupe socialiste avait soumis un amendement, qui a été rejeté, proposant d'appliquer ce texte à compter du 1er janvier 2009. Il a finalement voté contre ce qu'il a dénoncé comme un "texte d'opportunité politique", destiné à favoriser les candidats de la majorité. Bernard Derosier (PS, Nord) a craint que ce texte ne cache une "intention malsaine", dans une période d'"inquiétude" de la majorité quant aux élections partielles. Il a cité l'exemple de Chartres, où la candidate socialiste l'a emporté dimanche sur le sortant UMP, lors d'une législative partielle.

Dans les couloirs de l'Assemblée, des députés PS estimaient que cette proposition de loi, qui devrait être définitivement adoptée avant les cantonales, pourrait directement bénéficier à la droite en Seine-et-Marne. Minoritaire d'un siège au conseil général, elle espère renverser la tendance avec dans un canton à gauche, la candidature annoncée lundi de Jean-Claude Mignon, député-maire UMP de Dammarie-lès-Lys et président de la communauté de Melun-Val-de-Seine. S'il est élu, il renoncera peut-être au mandat de conseiller général plutôt qu'à celui de maire. Mais grâce à la nouvelle loi, aucune élection partielle ne remettra en jeu son siège.

Le Monde.fr, avec AFP et Reuters
Mardi 5 février 2008 2 05 /02 /2008 23:16
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Françoise Vallet (PS) a remporté dimanche, avec 55,26% des voix, la législative partielle de Chartres (Eure-et-Loir), battant le député sortant UMP Jean-Pierre Gorges, maire de cette ville, (44,74%), selon les chiffres définitifs diffusés à la préfecture.

Les socialistes récupèrent ainsi la première circonscription d'Eure-et-Loir, détenue pendants trois mandats par l'ancien secrétaire d'Etat à l'outre-mer Georges Lemoine (PS) et perdu en 2002.

Au premier tour, la candidate socialiste était arrivée en tête (37,97%) avec une légère avance sur son adversaire UMP (36,28%).

Une situation inverse du premier tour de juin, due à la progression de 13 points de la candidate du PS, alors que son adversaire en a perdu plus de 4.

M. Gorges l'avait emporté au second tour de 59 voix seulement. En novembre, son élection a été invalidée par le Conseil constitutionnel.
La participation s'est élevée à dimanche 45,85%, soit sensiblement plus (quelque 5 points) qu'au premier tour de cette partielle.

Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /2008 22:03
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Nicolas Sarkozy subit une chute de 13 points de sa cote de confiance avec, pour la première fois, une majorité de 55% d’opinions négatives, selon un sondage LH2-Libération réalisé avant et après l’annonce de son mariage avec Carla Bruni.
Ce sondage confirme la nette baisse de la cote du président dans les sondages, depuis plusieurs semaines.

Dans ce sondage à paraître lundi, 55% des personnes interrogées ont une opinion négative et 41% une opinion positive. Début janvier, la cote de confiance du président était positive pour 54% des Français.

L’érosion progressive de cette cote de confiance de M. Sarkozy depuis son arrivée à l’Elysée, de 67% en juillet 2007 à 54% en janvier, s’est subitement accélérée entre janvier et février.

En baisse de trois points avec 47% d’opinions positives, le Premier ministre François Fillon, devance le chef de l’Exécutif de 6 points.

C’est un «effondrement d’une rare ampleur», juge François Miquet-Marty, directeur des études politiques de LH2 pour lequel «il existe peu d’exemples de défections aussi massives, si ce n’est le cas de Jacques Chirac en 1995».

Selon l’institut de sondage, «le discrédit émane de la plupart des catégories sociales et politiques».

En effet, le président de la République subit des revers majeurs auprès des hommes (40 % d’opinions positives -14 points par rapport à janvier) comme auprès des femmes (41 %, -13), auprès des 18-24 ans (38 %, -15) comme auprès des 50-64 ans (37 %, -16), auprès des cadres 41 % (-13) comme des ouvriers (38 %, -16), auprès des sympathisants de gauche (19 %, -11) comme des personnes sans proximité partisane déclarée (43 %, -16).

Premier facteur explicatif de cette forte baisse de la popularité, selon l’institut, le «discrédit qui le touche en matière économique»: 84 % des Français ne sont pas satisfaits de la politique concernant le pouvoir d’achat, 75 % sont insatisfaits de «la croissance économique», 68 % du problème de l’emploi.

68% des Français ne font pas confiance au chef de l’Etat et au gouvernement pour améliorer le pouvoir d’achat et 60% ne leur font pas confiance pour améliorer la situation économique.

Deuxième cause de la chute de popularité du président, la désapprobation de son style personnel. «L’affichage de la vie privée» est désapprouvé par 76 % des interviewés.

Par ailleurs, interrogés sur la crise de la Société générale, 44% des personnes interrogées en désapprouvent «la gestion» présidentielle.

Signe de cette défiance envers le président de la République: une majorité de 64% approuve la décision de M. Sarkozy de ne pas «s’impliquer dans les élections municipales».

Mercredi, un sondage Sofres avait déjà confirmé la spirale descendante du chef de l’Etat: 55% des Français contre 48% un mois auparavant ne lui faisant pas confiance. 41% émettent un jugement inverse, en baisse de huit points en un mois. Depuis la mi-janvier, la cote du président de la République s’inscrit en négatif, avec une majorité de mécontents.

Ce sondage a été réalisé par l’institut LH2 les 1er et 2 février 2008, par téléphone, selon la méthode des quotas, sur un échantillon de 1003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /2008 21:54
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